L'Artiste & Sa Technique

Je suis ne en Algérie, a quelques centaines de mètres de la Mer Méditerranée, qui vient délicatement se coucher sur les cotes de l'Afrique du Nord, mais aussi exploser de rage et de tempête. Un pays doux et violent ou coule le miel et le sang. Pays éclatants de blancheur, d'odeurs, d'épices, de parfums, de fleurs d'orangers et de roses, de pinèdes vertes et sombres de couleur terre de sienne, d'ocre rouge et de sable dore, la fontaine des gazelles, la montagne des lions, Mers El kebir, Ain El Turc.

Le Passion de la peinture me prit tôt, a 8 ans. Je peignais un nègre rouge a cheveux blanc, un hidalgo andalou, et une comtesse anglaise.

Pendant plusieurs années se dérouilla la guerre d'Algérie.

A l'indépendance, en 1962, j'avais 14 ans. Nous abandonnames nos biens et avec ma famille nous nous retrouvames a Paris ou mon oncle Jean, Professeur de philosophie a la Sorbonne, comprit rapidement mon peu d'enthousiasme pour les cours prives parisiens!

Il m'inscrivit a la bien connue "Academie Julian" qui fut fréquentée par de grands artistes impressionnistes et figuratifs. Jetais ébloui par la blancheur du modèle, pose immobile comme une statue de marbre, exposee avec comme seule ombre sa chevelure rousse d'ambre et de feu.

Le matin, je séchais les cours secondaires pour me rendre au musée du Louvre très tôt le matin, ouvert gratuitement aux artistes avant l'arrivé du public.

J'étudiais les rondeurs des femmes de Rubens, leurs courbes vigoureuses tirant sur les amarres du vaisseau dans "L'arrivée de Catherine de Medicis a Marseille"; je contemplais la "Pietà d'Avignon" avec son fond a la feuille d'or et son Christ, couleur d'opale.

Sur l'indifférence de "La Joconde" de Léonard de Vinci, je m'attardais peu! Son cote, "top modèle" m'enerver!

Par contre, je me régalais des clairs obscurs d'ambres ténébreux de Latour ou une bougie a la lumière d'or etait masquée par une main pale de femme sortant du temps et ou on pouvait voir encore la vie couler dans ses fines veines bleutées.

A 19 ans, épris de couleurs fortes, je partis en Orient par la route avec mon ami Jacob qui n'en avais que 16. Jusque Kaboul, nous beneficiames du confort d'une Mercedes neuve (en fait, elle ne l'etait plus tellement apres une chute dans un ravin, en Iran!) J'etudiais l'architecture, la musique, l'artisanat les gens fascines par l'art tantrique et les peintures "Mandalas" des monastère Tibétains de l'Himalaya. J'escaladais des montagnes et passais une nuit dans un monastère de femmes bonzes. Apres un retour épique, toujours par la route, mais en hiver "Kaiber pass" la trace de la panthère des neiges! Dans les montagnes Afghanes, la crosse rassurante de mon pistolet enorme a un seul coup dont la forme fatale dans son sac de renard a deux queues suffisait a tenir a distance ses farouches montagnards. A Kaboul, nous sortions même la nuit, protégés par une meute de chiens; nos barbes longues et noires nous protégés du froid ainsi que deux ou trois manteaux d'astrakan. Je ramenais plusieurs malles de manteaux d'astrakan, de bijouteries indiennes, de châles de soies de Benares et quelques Kilos d'encens. Apres quelques semaines d'euphorie a Montparnasse et des nuits sans fin a "la Coupole" et au "Select" avec la grisaille parisienne, mes manteaux vendus dans une agence de mannequins, je ne m'adaptais pas a la France.

IJe repartis dans le Sud, puis de nouveau en Afrique du Nord ou je me mariais et redécouvrais le mer bleue de "Lapis lazulis" (Pierre que pillaient les maîtres anciens pour fabriquer la couleur outre-mer), technique que j'utilise aujourd'hui pour peindre la mer et les bateaux sur une petite ile des Caraibes.

Ma technique, c'est ma vie, mes experiences, mes amis et mes ennemis, c'est l'écume soufflée par le vent qui, un instant, croit voler avant de rouler sur le sable. Mes tableaux sont devenus mouvements. En habillant la femme, chaque vêtement que je fait est une oeuvre d'art unique.

L'hiver, je pars sur mon bateau et debarque sur des petites iles des Caraibes et je peins mes vêtement dans les couleurs de l'environnement, avec comme seuls témoin quelques iguanes, le vent, la forme des roches, l'empreinte du sable. Je fixe mes couleurs indélébile, empreintes d'un moment d'éternité toujours différend.

L'été, j'ai ouvert une fabrique dans les dunes du nordeste du Brasil ou des "morenas" (brunes) a la peau couleur de mangues cousent très habilement mes productions. La collection, plus de 150 modèles, pour hommes, femmes et enfants est réalisée dans des cotons très légers et solides, inusables. Certains de nos clients font le tour du monde avec (a la voile).

Je fais aussi le portrait de votre bateau ou du bateau de vos rêves. De toute manières, mes peintures sont des rêves. Sur tous supports mahogany (bois) ou toile de lin, ou sur chemises, il faut compter environ 150 US Dollar, 750 Frs pour un chemise Batik, peinte a la main avec un bateau et un paysage, peinture sur bois sur devis.

Mes créations de vêtement, coton, lin, soie reflètent les couleurs de la mer Caraïbes, la foret d'Amazonie, les pigments que j'utilise sont ceux des maitres anciens. Poudre de pierres précieuses et semis précieuses, cristaux qui reflètent la lumière, lies avec du veritable ambre liquide (recette alchimique). Je peux fournir ces produits aux artistes interesses. Liste de prix de couleurs en poudre sur commandes.